Salon du livre jeunesse de Longueuil

Quelques années après avoir été invité d’honneur, je suis honoré d’être le porte-parole du Salon du livre jeunesse de Longueuil. Honoré, car j’aime célébrer le livre, célébrer l’impact qu’il peut avoir dans la vie d’un enfant ou d’un adolescent. Écrire pour la jeunesse est un privilège exceptionnel : j’ai la possibilité de me déposer dans une mémoire presque vierge, assoiffée d’aventures et d’humanité.

Comme vous probablement, je me souviens très clairement de mes premières lectures galvanisantes. Mes frousses, mes rires, mes larmes. Ces lectures, souvent, ont déployé mon empathie. J’aurais tellement pu vivre ça! J’ai la conviction que les histoires m’ont bonifié en tant qu’humain. Parce que lire, c’est élargir sa bienveillance, comme une carte routière qui n’en finit plus de se déplier. C’est connecter son petit nombril au grand nombril du monde.

Marthe Robert, la critique littéraire française, a une formulation des plus éclairantes et judicieuses : lire, c’est transformer son miroir en fenêtre ouverte sur la rue.

Mais surtout : lire, c’est une barrière contre la solitude. Depuis l’enfance, je lis des histoires pour étancher ma solitude, pour comprendre que je ne suis jamais seul. N’en déplaise à Stig Dagerman, l’écrivain suédois derrière Notre besoin de consolation est impossible à rassasier, notre besoin de consolation est résolument possible à rassasier. Il suffit d’ouvrir un livre.

Simon Boulerice (auteur, conférencier et porte-parole)

Pour plus d’information, veuillez consulter le lien suivant: https://www.lafetedulivre.com.

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